2006 – 2018… Tout un voyage…

Entre l’écriture et moi… Une histoire de passions, de déchirements, d’angoisses, de séparations amères et de retrouvailles enivrantes… Une histoire toujours inachevée…

Dans mon “ERRANCE”, cherchant à guérir de mes blessures, je me suis “MISE-A-NUE”. Il est parfois bénéfique d’interrompre le silence par le cri de nos émotions “UNVEILED”. Ainsi ai-je compris combien la vie était “PHENOMENA“.

Après un temps de pauses et d’introspections, j’ai pu immortaliser mes “EPHEMERIDES”. Je me suis tournée vers la spiritualité avec un “COEUR EN VEILLE”, cherchant à comprendre le sens du tumulte en moi. Ne voulant rien oublier de mon vécu, j’ai retracé les “VISAGES IMMORTELS”, ce qui m’a porté à admettre l’aspect plutôt “PECULIAR” de mon existence.

Suite à un arc-en-ciel d’événements et d’émotions sans précédent, je me livre donc “HEART & SOUL” à la Puissance régissant l’univers. Dans l’espoir de réponses, mes pas me porteront peut-être vers les souvenirs d’antan pour admettre mes “CONFUSIONS”, confronter mes “ILLUSIONS” et traverser mes “NUITS BLANCHES”. “IRONIE ET SARCASME” font pourtant le poids sur la balance… Tout a sa raison d’être… ou de ne point être…

L’existence est une pièce à “DOUBLE FACE”. Il faut savoir quand avancer et quand se tourner vers les ARCHIVES du temps d’autrefois… Le plus important, peu importe la route, l’expérience ou les charges s’imposant, il ne faut point perdre de vue que la clef de toute existence reside dans la recherche de “KLETE NAN KALVE”. Aussi l’âme, traversant les diverses étapes et tribulations de cette existence, garde-t-elle sa nature UNTAMED, pure et intacte.

Advertisements

Questionnement

On prétend tout savoir
On prétend avoir une quelconque importance
On prétend être des êtres à part
On prétend ne rien attendre des autres
On prétend avoir une connaissance claire de ce à quoi on aspire
On prétend que la fin n’est qu’une utopie
On prétend vouloir…
On prétend pouvoir…
On prétend même ne point avoir de prétention
On prétend encore et encore
On prétend encore et toujours
Mais dans le fond, que sait-on vraiment ?

Je Suis Maya…

Je suis Maya, Sony Vridzka Maya.  Je suis le personnage imaginaire né de l’insomnie d’une fille, d’une femme, d’une enfant.

Un souffle!  Je ne suis qu’un souffle qui l’emporte à l’autre bout de l’île, de son imagination, de l’autre côté de l’horizon, de l’autre côté du temps.

Vridzka!  Ce nom me plait!  Simplement exotique sans paraître irréel.  Cela sonne étranger, lointain, voyage… Une envie de voir plus que les quatre murs ordinaires qui encombrent, étouffent cette vie alanguie. Vridzka! Comme une brise au lever du jour, un voile d’or sur un champ de bataille au temps médiéval…Ou même, et pourquoi pas, une ombre de douceur sur la tombe d’un chevalier dont l’armure rouillée chante encore les gloires… ou la défaite.

Vridzka!  Je vous offre une place dans l’antre de ma vie, une place où l’oubli vous tiendra compagnie, l’oubli de vous-même, de vos racines… L’oubli… L’oubli même de l’oubli.  Je vous offre en hommage un présent du paradis.  Je vous raconte mon âme, je vous raconte ma vie.  Enfin… celle que j’aurais voulu connaître, ou plutôt celle d’une petite fille dont la confidente n’est autre que moi.

Laissez moi vous conter, comme le ferait une enfant, laissez moi vous conter ma naissance en ce temps. Par une nuit étouffante d’angoisse et d’amertume, je me vis apparaître, émergeant de la brume.  Mes yeux rencontrèrent pour la première fois un monde de cristal sous le cri des orages.

Je me nomme Maya.  Symbole des montagnes, de l’éternité.  Je suis une fleur pas encore fanée que l’existence foule du pied.  Je suis tour à tour reine et esclave.  Majestueuse sur mon trône d’étoiles… Délaissée… marginale.    Dans cette forêt sauvage où se croisent chaque jour le désir de muer et celui de rester figé, je deviens eau, libre et fière, ou même roseau me pliant aux lois de la guerre.

Maya… Une affirmation qui me coûte cher!   Car faut-il bien du courage pour reconnaître son identité!  La lune est mon chant aussi bizarre que cela puisse paraître. Elle que je n’ai jamais pu approcher est bien la seule à lire mes pensées.  De part le monde, des monuments dressés tentent de charmer cette dame voilée.  Mais ces monuments ne lui disent rien que déjà elle ne savait.  Le vent, son plus grand amour, peut se faire brouillard pour la séduire, tempête pour la conquérir, zéphyr pour la bercer.  Que ne ferait-il! D’ailleurs…Qui ne succomberait à ses rires!

Assez! Mon esprit s’envole trop loin de mes frontières! A nouveau je me présente: Sony.  Mes pas ont foulé le chantier dans lequel mes entrailles sont ancrées.  Terre! Chère terre!  Ancre qui me retient sur les rives de la raison… Je ne connais qu’une parcelle de cet univers et déjà je m’y attache tant… Mon voyage vers l’inconnu me semble un tourment.

Sony… Des cloches carillonnent à chaque moment; mon cœur à leur rythme palpite, tressaille… Comment, comment ne pas sentir ce feu, le feu de la vie parcourir l’espace, dévorer les moindres parcelles des astres, se fondre en ces derniers pour devenir à lui seul l’unique beauté ! La jouissance parfaite! L’éclat cent fois millénaire!

Sony… Un murmure au creux des veines qui frissonnent dans l’attente.  L’attente d’un rêve, d’un espoir, d’une quête… L’attente d’un but, d’une fête, d’une passion.

Je suis Maya, Sony Vridzka Maya.  Je m’appelle … tout simplement.  Je suis vide et plénitude…  L’écriture et le papier… L’un et l’autre… L’un sans l’autre…

 Texte tire de “Errance

Belle ironie!

Chaque année à pareil moment, que l’on en soit conscient ou pas, on se laisse piéger par cette croyance selon laquelle il faut un bilan de l’année prenant fin et préparer une liste exhaustive de résolutions qui, on le sait bien, n’ira pas plus loin que la feuille de papier ayant servi de victime à un rituel superbement ridicule. Et tout ça, dans le but d’être “prêt”.

Et si l’on changeait la donne pour une fois? Ceux et celles des générations passées savent bien à quoi s’en tenir quant à ces “resolutions”. Et si pour une fois le “focus” ne se basait que sur les bonnes choses à conserver? Et si pour une fois on abandonnait les rêves farfelus causant une superbe crise de déprime au bout de quelques mois d’abandon? Il y a déjà tant et tant de choses chamboulant l’univers, pourquoi ajouter encore à la torture?

Des résolutions? Je n’en aurai pas cette année. Je les remplacerai par un désir plus concret… Une quête perpetuelle vers le beau, l’authentique, vers mon “moi” caché, vers cette humanité enfouie sous tant et tant de couches de haine voilant elle-même une douleur inavouée… Je me contenterai de chercher le beau, de voir le beau, de trouver le beau en tout et en tous même dans les situations qui assurément m’arracheront le coeur et la peau. Il n’y a qu’ainsi que l’on peut faire face à 365 nouveaux jours d’incertitudes.

Quoi? Vous me trouvez pessimiste ou fataliste? Vraiment!? Soyons honnêtes! Pouvez vous sérieusement sans la moindre hésitation prédire très exactement à quoi votre voyage de 365 jours aboutira? Les résolutions, ça c’est dans l’ordre des “peut-être” possibles dépendants de notre seule intervention sans tenir compte de l’univers en constante évolution. Mais dans le concret, qu’est-ce de plus sinon un jeu de hasard?

Je me contenterai de ma quête du beau. Qu’importe si vous pensez que je me limite. C’est bien ainsi que j’ai surmonté la chute libre de mes résolutions, envolées en un battement de cils. Voir au delà de ce que me montrent mes yeux m’a permis de comprendre, d’apprendre, de découvrir, d’apprécier, d’accepter, de grandir…

Ces derniers 365 jours ne furent en rien ce à quoi je m’attendais, ce à quoi j’aspirais. J’ai pourtant été fidèle au “positivisme” exigeant de ne se concentrer que sur ce que l’on voudrait introduire dans sa réalité … Cependant… Je ne m’en plaindrai pas. J’en suis sortie meilleure. Je me suis découvert des “qualités” et une endurance que je ne me connaissais pas. J’ai aussi découvert la face cachée de mon monde, à savoir les vraies mains tendues, les vraies voix constituant mon système de support. Je suis reconnaissante! Oh combien reconnaissante malgré le sang versé.

Alors… Ces fameuses résolutions? Vous pouvez vous les garder! Ce carcan ne sera plus le mien.

Mets sur ma route…

Seigneur,
Tu connais déjà les sentiers que j’aurai à parcourir
Les défis que j’aurai à relever
Les combats que j’aurai à livrer
Mets sur ma route les personnes que je dois rencontrer
Réserves-les moi comme cette place en Ton Coeur
Protèges-les afin que je puisse par eux
Découvrir ce que tu souhaites que je découvre
Et que par moi ils puissent accomplir ce à quoi Tu les destines

Seigneur,
Tu connais mieux que moi
Les besoins de mon coeur
Mes rêves, mes espoirs, mes désirs
Les aspirations de mon ame
Prépares le coeur de celui (celle)
Que j’aurai comme compagnon (compagne) de route
Prépares mon coeur pour qu’à Ta Lumière
Il puisse le (la) reconnaitre

Seigneur…
Tu connais tout!
Qu’en tout temps
Ta Volonté soit fête!

Extrait de Coeur en Veille

A qui le tour?

Nous sommes tous comme des pions sur l’échiquier, comptant les jours, comptant les heures, espérant contre tout espoir que la faucheusse passera loin de notre case.

A chaque jour, un nouveau deuil, de nouvelles larmes, un nouveau mort. A chaque nuit, on passe au crible la liste globale tentant de retenir le cri silencieux qui nous étouffe à chaque annonce. A chaque moment , la même question : et maintenant, à qui le tour ? Qui sera la prochaine victime de cette galère qu’est devenue la vie de tous les jours ? Qui sortira le vaincu de cette lutte sans merci ? Qui glissera de justesse de ces zones grises où la mort attend oh combien patiemment le passage calculé de la nouvelle proie ? Qui tombera encore sous le poids des armes assassines ? Qui, pour un oui ou pour un non, gardera à jamais le silence tandis que les cris accompagneront la montée de son âme ?

A chaque jour, le même refrain ! Et jusqu’à quand en sera-t-il ainsi ? A quand la fin de l’horreur ? A quand une journée sans cercueil ?

Conversation avec mon coeur

Bonjour Mon Coeur!

Comment te portes-tu ce matin? Je sais! Je sais! Tes pensées te troublent et l’agitation semble vouloir avoir raison de toi. Je sais tout ça. Je sais aussi que je n’ai pas été à la hauteur. La crise  d’il y a quelques mois a affaibli ta maison, elle a rendu tes muscles moins puissants et tes veines un peu tremblantes. J’aurais du garder un oeil plus ouvert sur les colères et les nuits blanches. J’en suis désolée, Mon Coeur. J’apprends. Tu sais bien que j’apprends. Je fais du mieux de mes moyens pour t’empêcher de trop subir les frasques de mes pensées en débandade. Mais j’ai fait du progrès hein?! Allez! Admets-le! T’as vu le nombre d’angoisses que j’ai reprimé afin de t’éviter de trop t’emballer? Bon… J’ai bien failli commettre quelques bévues dans ma guerre contre la déprime et les idées noires, mais je me suis reprise hein! Ça t’a étonné aussi n’est-ce pas? Me retrouver face à tant d’indices et ne pas flancher, continuer sur ma lancée en gardant le regard fixe, c’est déjà pas mal hein? J’ai assuré n’est-ce pas? J’admets volontier qu’à des moments, j’ai eu envie de tout laisser tomber, de simplement lacher-prise et me laisser emporter par le vent de la fureur, par le désir de sang que seuls peuvent provoquer les non-dits, par le tumulte des souvenirs enfouis mais regorgeant encore du pus de la déception… Mais je me suis retenue! J’ai ajusté mon cap, arranger mon voile et laisser couler l’eau amère qui menaçait de me déchirer la gorge. Ha! J’ai assuré! Je t’avais promis, Mon Coeur, de faire plus attention, de mieux  te protéger contre d’éventuelles attaques, parce qu’entre nous soit dit, ces vautours une fois installés, les détrôner est aussi compliqué que déplacer une pyramide d’Egypte.

J’apprends, cher Coeur, oui j’apprends à ajuster mes priorités, à ne pas me laisser emporter quand mes principes et mes valeurs sont foulés, ignorés, massacrés par l’egoisme froncier vivant dans ce coin d’ombre caché en chaque humain. J’ai fait des progrès et j’en ferai encore! Petit à petit! Mais sois patient avec moi s’il te plait. Des fois j’oublie et je me laisse prendre aux illusions. Pardonne ces écarts s’il te plait et ne te fache pas trop. Suis humaine avant tout et cette tendance à espérer, et espérer trop vite en plus, c’est bien humain n’est-ce pas?

Je suis contente qu’on ait pu se rapprocher de la sorte. Domage qu’il ait fallu ces circonstances particulières, mais tout arrive pour une raison n’est ce pas? Quand les émotions et la logique ne se parlent pas, c’est la catastrophe au sein de la maison. Mais là, ça va mieux. Je t’écoute, tu me guides, on forme une bonne équipe n’est-ce pas? Allez! Il me faut entamer ma journée. Je te laisse un moment. Une dernière chose: aide moi à calmer mes ardeurs et aussi, fais un coucou à mon cerveau. Il ne  m’écoute pas toujours, mais à toi, je sais qu’il ne refusera rien.

A bientôt donc Mon Coeur!

Monde en plein délire

Je me retrouve encore une fois à me poser la même question: sommes nous vraiment conscients? Nous nous tuons au travail, faisant tout et n’importe quoi pour qu’un monde éphémère nous prenne en considération… Et après?… On tue, on vole, on maltraite, on viole, on trahit, on détruit… Et après?… L’argent et les titres deviennent priorités tandis que nous perdons un peu plus chaque jour de notre humanité… Mais… Et après?… Que l’on ose faire montre d’émotions, que l’on ose laisser percevoir ses sentiments et l’on devient la risée d’un monde qui se perd… Mais après?… Après la gloire, les titres, les débauches, les mythes… Apres les trahisons, les blessures, les guerres ne repondant à aucune logique, n’ayant en fin de compte aucune raison, après ces disputes, ces quêtes de vengeance, après ces injures, ces gestes de violence, une fois proche de la fin… Comprendra-t-on enfin!?…